Oran

 Oran  

La beauté des environs d'Oran      À 25 kilomètres au nord-est d'Oran, Kristel est un petit port de pêche lové dans une crique abritant une magnifique plage. De là, vous grimperez à pied sur le Djebel Kristel (900 mètres) d'où le panorama est sublime. Quelques kilomètres plus loin, en suivant la route côtière, vous ferez un arrêt à Arzew, connue pour avoir été le théâtre d'une bataille durant la Seconde Guerre mondiale. Vous en profiterez pour déjeuner aux Gazelles, le fameux restaurant de la ville, qui sert tout au long de l'année une cuisine raffinée à base de poisson frais, avec vue imprenable sur la Méditerranée.

       Sidi El Houari 

     Sidi El Houari était un saint musulman qui a donné son nom au plus ancien quartier de la ville, l'équivalent de sa casbah.
Sidi El Houari, le cœur d'Oran   Sidi El Houari est le symbole d'Oran, son cœur, son premier centre-ville, entre le mont Murdjadjo – aussi connu sous le nom de « Aïdour » – et le vieux port. Un après-midi, ne manquez pas d'aller vous y promener. Certaines de ses maisons espagnoles datent du XVIe siècle. Vous passerez devant l'ancien lycée Saint-Louis, vous vous arrêterez devant le boulevard de Stalingrad avant d'aller admirer la mosquée de Hassan Pacha et le palais du Bey.
Longtemps laissé à l'abandon, Sidi El Houari est depuis 2015 un secteur sauvegardé. Un premier bâtiment a été restauré, un ancien hôpital français dans lequel on a retrouvé des bains qui dateraient de l'époque romaine. À l'heure actuelle, ces restaurations sont effectuées par des associations locales, mais les moyens manquent encore quand il s'agit de rénover à plus grande échelle les maisons populaires du quartier.

La mosquée de Hassan Pacha 

La mosquée de Hassan Pacha, un symbole ottoman d'Oran   Son histoire est d'une certaine manière un éternel recommencement. Après avoir été occupée par les troupes françaises, la mosquée est rendue au culte musulman en 1833. Plus tard, sur ordre de napoléon III, elle est restaurée une première fois – c'est pourquoi les armes de l'Empereur ont été posées en signe de remerciement sur les voûtes de l'entrée. La mosquée a été classée au titre des monuments historiques et, en 2007, le gouvernement américain a fait des dons pour une nouvelle restauration.
  Octogonal et orné de faïences qui signent l'influence ottomane, son fin et délicat minaret s'élève telle une flèche vers le ciel. Son toit est plat et couvert en son centre d'une grande coupole entourée de petits dômes. Cela ne vous rappelle rien ? Elle est, là encore, sous influence byzantine, avec quelques inspirations de Sainte-Sophie (Istanbul)

La plage des Andalouses                                                       

La plage des Andalouses, un lagon turquoise  En quittant Oran, vous empruntez la corniche. Très vite, vous quittez la ville et longez une succession de criques bordées d'une nature encore sauvage. Pas de resort, pas de lotissement de vacances… La beauté est à l'état pur. Premier bain aux Andalouses. La plage doit son nom aux réfugiés qui y ont accosté lors de la fuite d'Espagne. Le sable est doux, l'eau à température idéale et le parfum des embruns se mêle à celui des pins. C'est absolument divin.
Quand vous aurez faim, vous poursuivrez votre route un peu plus loin. Des cabanons avec quelques tables à l'extérieur vous invitent à vous asseoir. Peu à peu, les restaurants de plage s'installent et les sports nautiques font leur apparition. Si vous avez envie d'une sortie en Jet-Ski ou d'un après-midi de surf, c'est désormais possible.

la promenade Ibn Badis 

Vous êtes sur l'ancienne promenade de Létang. Sur les hauteurs d'Oran, vous bénéficiez là encore d'une vue imprenable sur le port et la vieille ville.
La promenade Ibn Badis, une balade verte à OranElle a été aménagée en 1847 par le général Létang, qui lui a donné son nom. À l'époque, il n'existait pas de jardin public à Oran, cela ne faisait pas partie de la culture orientale. Posée sur six hectares, la promenade a été aménagée sur d'anciens petits terrains privés, à un moment où les Européens se piquaient de botanique et imaginaient dans leurs villes ces grandes coulées vertes. Elle est aujourd'hui considérée comme le plus ancien jardin public du Maghreb.
Si ses espaces ont évolué au fil du temps, les paysagistes n'ont jamais cessé de l'entretenir. Ils y plantent régulièrement de nouvelles espèces végétales dont des essences rares, des ficus, des aloès, des palmiers. Les Oranais, qui sont extrêmement attachés à ce patrimoine, surnomment la promenade Ibn Badis leur « jardin d'amour ». Non seulement vous y ferez une très agréable balade, mais, désormais, elle s'est mise au diapason des tendances urbaines avec l'organisation en son sein d'une fête de la musique et de nombreuses lectures en plein air.

Soirée culturelle au Théâtre d'Oran                                         

Soirée culturelle au Théâtre d'OranL'art algérien se joue et se crée au Théâtre d'Oran, en plein cœur de la ville. L'occasion de découvrir des pièces populaires et pleines de vie.
En plein cœur d'Oran, sur la place du 1 erNovembre 1954, se dresse le Théâtre Régional d'Oran, qui était autrefois l'opéra de la ville. Bâtie au XXe siècle dans un style baroque, sa façade verte et beige est rehaussée de deux petites tourelles et, au centre, d'une splendide statue représentant les muses de la musique, de la tragédie et de la comédie – Euterpe, Melpomène et Thalie.
L'intérieur du bâtiment est tout aussi magnifique. Au premier étage, trois coupoles en vitraux illuminent les escaliers d'une lumière orangée, tandis que, dans la salle, les rangées de sièges en velours rouge peuvent accueillir jusqu'à un peu plus de 600 personnes.
Le théâtre possède une mission de diffusion de l'art dans la région. Ainsi, depuis 1968, près de 70 pièces ont été créées entre ses murs. C'est l'endroit idéal pour terminer votre journée par une pause culturelle avant de partir en quête, dans la nuit oranaise, d'un excellent restaurant où dîner.

Le palais du Bey, la résidence des princes
MUSÉE

Les Oranais l'appellent aussi le « Château Neuf ». C'est là que le bey Mohamed Ben Othman, dit « El Kébir », s'installe quand il reprend la ville aux Espagnols.

L'emplacement du palais est stratégique. Construit sur un vaste promontoire qui a toujours suscité les convoitises, il surplombe le port tout en contrôlant l'arrière-pays. En 1514, les Espagnols avaient construit un premier bâtiment appelé « Bordj Lahmar ». Quand il est agrandi, il prend le nom de « Rozalcazar ». Lors de la deuxième occupation, la muraille actuelle est édifiée et des galeries souterraines sont creusées.
Le palais du Bey, la résidence des princesC'est parce qu'il a résisté au terrible tremblement de terre de 1790, lequel a détruit une grande partie de la ville, que le Bey s'y est installé. Il a fait à son tour construire un second palais attenant où sont situés ses appartements, ses bureaux ainsi que le Pavillon de la Favorite, le logement de son épouse bien-aimée, à laquelle il a également offert deux magnifiques jardins intérieurs et une volière. Les murs étaient habillés de faïence, les lustres étaient en cuivre ajouré, et toutes les boiseries sculptées.
Classé en 2005 en tant que patrimoine national algérien, cet ensemble architectural et archéologique hors du commun, qui résume à lui seul sept siècles d'histoire, mérite amplement votre attention malgré son état de délabrement actuel (des travaux sont prévus pour restaurer le site portion par portion). Après votre visite, n'hésitez pas à faire un tour à la promenade de Létang, qui se trouve juste en contrebas !

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